Interviews

ITW : Louisa Valkyser

15/04/2020

Louise Valkyser, jeune cavalière de talent

Retour sur notre rencontre avec Louisa Valkyser, lors des championnats de france Poney à Lamotte Beuvron en 2019 !

 

  • Est-ce que tu peux te présenter et présenter ton poney ? 
 

Je m’appelle Louisa Valkyser, j‘ai 17 ans j‘ai la Double nationalité, je monte à cheval depuis 14ans. J’ai mon propre poney Contigo d’Alpen, c‘est un poney de selle allemand (DRP) que j‘ai depuis bientôt 7ans. Nous avons tourné en CSO et en dressage mais suite à une blessure il y a 3 ans nous nous sommes concentrés sur le dressage.

L’année dernière nous avons tourné sur le circuit As poney 1 sur un total de 9 sorties on compte 9 classements et 5 victoires dont les Championnats de France à Lamotte Beuvron
Je l’ai eu alors qu‘il avait 3 ans moi j‘en avait 10 et je faisais du poney games haha on a tout appris ensemble.

  • Tu as un deuxième poney avec qui tu as tourné en CSO cette année, est-ce que tu peux nous le présenter ? 
 

Oui, cette année et l’année dernière j’ai également tourné avec Black Jack Du Bo Mont. Ce n’est pas mon poney mais je l’ai monté pour 1 saison et demi en CSO. Il a 8 ans, c’est un Poney Français de Selle et c’est un poney de club au Haras de Maison Blanche. On a tourné en Poney Elite et l’année dernière on est champions de France en Poney 1. Cette année on fait une petite barre qui nous prive de la finale en Poney Elite.

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  • D’où te vient la passion pour les chevaux, l’équitation ?
 

J’ai commencé à monter quand j’avais 3 ans et ma mère quand elle était jeune elle avait des chevaux et elle montait aussi donc quand on partait en vacances en Bretagne elle faisait des balades et j’ai tout de suite voulu monter aussi. J’ai commencé très jeune et depuis on a continué !

  • Ta famille est-elle issue du monde de l’équitation ?

Ma mère oui et mon père pas du tout. Ma mère a monté quand elle était jeune mais mon père pas du tout. Il monte de temps en temps en Bretagne en balades mais ce n’est pas très très académique (rires). Il travaille dans le journalisme sportif à la télé et maintenant il commente beaucoup l’équitation pour l’Allemagne. 

  • Comment vis-tu le fait d’allier concours et études ? 
 

C’est un peu compliqué surtout que dans mon lycée on demande beaucoup de travail mais je ne fais pas énormément pour le lycée, je travaille pas beaucoup mais je m’en sors quand même. Sinon on travaille tous les soirs en rentrant, on essaie de prendre de l’avance…

  • Est-ce que tu as déjà pensé à faire le CNED ? 

 

J’ai déjà pensé à faire le CNED mais mes parents ne seraient pas d’accord et je pense que cela ne me conviendrait pas haha je ne suis pas assez organisée pour ça et je sais que je ne travaillerais pas assez de plus le lycée c’est sympa ça permet de rencontrer de belles personnes et de voir ses amis.

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©Les Garennes
  • Tu participais ici aux Championnats de France 2019 en As 1 Dressage avec Contigo et en Poney Elite CSO avec Black Jack. Comment t’y es-tu préparée et comment as-tu préparé tes poneys à cette échéance ?
 

Cette saison, avec Black Jack on a commencé directement dès la rentrée on a repris sur P1 et P Elite. Toute la saison on a eu des bonnes et des moins bonnes phases mais on a tourné à peu près régulièrement toute l’année. On a essayé d’être plus ou moins réguliers.

Pour Conti on a commencé la saison fin janvier parce qu’on a beaucoup travaillé durant l’été et jusque janvier. On a commencé par Le Mans. On n’est pas beaucoup sortis, on a fait surtout les grandes Tournées des As. On a bien tourné dès la première en As 1. Et là pour préparer les championnats on a fait deux semaines intensives.

 

  • Est-ce que tu avais un objectif précis pour ce championnat ?
 

Avec Black Jack c’était surtout de m’amuser parce qu’on avait déjà eu un titre l’année dernière donc on aurait bien aimé en avoir un deuxième mais c’est toujours compliqué. Mais c’était surtout de s’amuser pour nos derniers tours ensemble.

Avec Contigo forcément on avait des espérances parce qu’on avait fait vraiment une très bonne saison, on est classés à toutes les sorties, on tournait dans des bons pourcentages. J’essayais de pas trop trop me fixer d’objectifs pour éviter de me mettre trop de pression.

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©brgequit
  • Est-ce que tu peux nous raconter un peu comment se sont passées tes épreuves de dressage avec Conti ? 
 

La première épreuve c’était Samedi, la Grand Prix, on passait en toute fin d’épreuve. Donc le matin Conti on est obligé de le sortir et de le longer pour qu’il bouge et qu’il soit un peu moins chaud sur le carré. On l’a longé tôt le matin, après on détend beaucoup, on détend une heure. Il était très très calme, concentré et disponible sur la détente du premier jour. Après sur le carré pareil, il était vraiment calme. Je n’avais pas besoin de « retarder la bombe disons », je pouvais le monter et j’avais le temps, je pouvais y aller tranquillement. Le dimanche on a fait pareil, il était un peu plus chaud, dans le gaz et en plus la musique ça n’a pas forcément arrangé les choses. Mais du coup c’était très énergique et il était très actif mais on arrive quand même à pas faire de fautes et c’était plutôt calme par rapport à ce qu’il peut faire !

 

  • Du coup ça y est t’es championne de France en As 1 Dressage avec Contigo. Comment tu l’as vécu ? Tu l’avais déjà vécu l’année dernière avec Black Jack en CSO mais là c’est avec ton poney, en dressage après des saisons qui ont été plus ou moins difficiles les années précédentes. Comment tu ressens ça maintenant à froid et comment as-tu vécu ça sur le moment ? 

C’est un peu inattendu parce qu’en 4 ans de dressage on foirait toujours mes championnats, c’était toujours une catastrophe même si on faisait une super saison. L’année dernière on fait gagne tous les concours et on arrive aux championnats et c’est une catastrophe. Forcément on ne s’y attendait pas. On est en tête le premier jour et c’est toujours compliqué de garder la tête le deuxième jour surtout que le classement était très serré. L’accueil, le sif ont eu des petits soucis donc on a attendu les résultats 1h30 mais quand on l’a su on est émus, on est contents et puis là c’est encore différent. C’est avec mon poney et on a travaillé 6 ans pour y arriver et c’est un moment magique et unique.

  • Tu es beaucoup suivie sur Instagram et cette année pour garder ta concentration et te focaliser sur tes championnats tu as voulu t’éloigner un peu de ce réseau social de façon à vivre vraiment ton championnat comme tu le voulais sans te mettre trop de pression par rapport à tout ça. Comment ça s’est passé, est-ce que tu as vraiment réussi à te détacher de ça et à ne pas connaître tes résultats par les autres ? 

Du coup les semaines avant les championnats quand c’était un peu compliqué j’avais totalement désinstallé l’application donc oui j’avais tenu. Juste avant les championnats j’avais réinstallé un peu pour regarder un peu, ça allait mieux. Arrivée aux championnats, du vendredi au dimanche j’avais totalement désinstallé et c’est Emma qui gérait mon compte donc je n’ai vraiment pas été sur les réseaux. Au final ce n’est pas par les autres que j’ai su mes résultats, c’est moi qui n’ait pas tenu parce que ça me stressait plus qu’autre chose de ne pas savoir ce que j’avais fait le premier jour donc c’est moi qui ait regardé. Mais sinon oui je me suis vraiment déconnectée des réseaux et ça permet de vraiment se concentrer sur la compétition et pas ce qu’il y a autour.

  • C’est quoi ton meilleur souvenir avec Conti ? 
 

Je dirai quand même ces championnats parce que c’est un aboutissement de toutes ces années de travail ensemble.

 

  • Comment tu vois tes futures années ? 

Concernant les prochaines années, pour l’instant c’est assez flou j’espère bien  évoluer avec Zenario pour sortir en concours quand on sera prêt et aller le plus loin possible et j’aimerai bien essayer de tourner sur le circuit jeune. Ce que je sais c’est que Contigo restera avec moi également, on essaye de lui trouver une ou un petit cavalier pour qu’il soit travaillé quand je ne suis pas là et pourquoi pas qu’il fasse un peu de concours.

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  • Est-ce que tu es un peu du genre addict au shopping ou tu n’es pas trop dépensière ?
 

Lui, il est quand même vachement gâté ! Mais mes parents me calment un peu et puis j’essaie de me dire « est-ce que c’est vraiment rentable ? » (…) Quand c’est mon argent je vais plus craquer mais quand c’est celui de mes parents je me demande vraiment si c’est utile, si je vais vraiment m’en servir … Parce que sinon on se retrouve avec 50 choses qu’on a payé très cher et dont on n’a pas vraiment besoin.

 

  • Est-ce que tu peux me parler de tes sponsors ? 
 

Je suis ambassadrice Equideo jusqu’à septembre 2020 avec 3 autres Cavaliers donc ils nous suivent toute l’année, nous avons des tournages ils nous proposent des stages avec des grands cavaliers de plus nous sommes équipées par les 15 marques partenaires comme Antares, Kevin bacon, pro confort etc.

 

 

Oui oui, j’avais beaucoup entendu parler de Preppy Sport  J’ai beaucoup d’amis aussi qui l’utilisent et je connais aussi par les réseaux notamment par Léa de @planeberrie qui est égérie. 

 

  • Est-ce qu’il y a un article, une marque que tu rêverais d’avoir dans ta sellerie ?

Moi j’aime beaucoup Christina Sport  je trouve qu’ils font de très belles choses et sinon Cavalleria j’adore les vestes et les polos et les bombes Kep !

  • Quels ont été les changements après les Championnats de France ?
 

 Après les championnats à Lamotte nous avons décidé de laisser un peu tranquille Contigo parce qu‘il est très fragile et que le travail du rassemblé lui tirait pas mal dessus et on trouvait qu‘il avait assez donné pour nous

Donc ne pouvant pas le séparer de lui je l‘ai toujours mais disons qu‘on a plus d‘objectif de compétition on se fait plaisir et on travaille un peu.  

 

Comme j’étais tout de même assez grande sur mon poney mes parents ont décidé de me permettre d’avoir un cheval pour pouvoir continuer à évoluer. En effet en août nous avons accueilli un nouveau membre de la famille Zenario un hongre oldenburg par Zonik il a 7ans cette année et il est en Allemagne au travail depuis février et j’étais sensée y aller le week-end et pendant les vacances mais du coup c’est loupé.

Pour black jack tout va bien mais c’était l’année dernière et je ne le montes plus car j’étais trop grande et j’ai préféré me concentrer sur le dressage avec Zenario.

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  • Comment se passe le confinement ?
 

Pendant cette dure période de confinement j’ai de la chance d’avoir mon poney Contigo avec moi dans le jardin donc je m’en occupe même si je ne peux pas vraiment travailler.

Zenario quant à lui est toujours en Allemagne où il est travaillé comme d’habitude vu qu’il n’y a pas de confinement en tant que telles là-bas.

  • As-tu profité du confinement pour trier / ranger / vendre ton matériel ? 

Je n’ai pas toutes les affaires avec moi malheureusement mais j’ai trié juste avant. J’ai beaucoup trop d’affaires à vendre et dailleurs j’ai commencé à les vendre sur Preppy  !

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Un grand merci à Louisa de nous avoir accordé de son temps pour cette sympathique interview ! 

 

Nous lui souhaitons pleins de réussite pour la suite de son parcours équestre ! 

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