Catégorie

Interviews

Interviews

ITW : Mickaelle Michel

12/06/2020
© Yushi Machida https://www.instagram.com/yushi_machida/

 

Mickaelle Michel, première femme à avoir remporté la tant convoitée « Cravache d’Or »

La jockey française s’est illustrée au Japon, comme une vraie compétitrice, une vraie gagnante.

Nous avons rencontré une jeune femme authentique et ambitieuse…

Capture d’écran 2020-06-12 à 11.11.05
© Mickaelle Michel https://www.instagram.com/mickaelle_michel_officiel/

Comment êtes-vous devenue jockey ? 

J’ai commencé l’équitation à 9 ans, en équitation classique. Puis au collège, à l’âge de mes 14ans j’ai du choisir une orientation. Je savais que je voulais travailler dans les chevaux, mais j’ai commencé à regarder sur Internet ce qui me plaisait, car je ne voulais pas être prof d’équitation, mais vraiment voir un peu ce qui se faisait car il y a beaucoup de métiers dans les chevaux. Je suis tombée sur l’école des jockeys qui est juste à côté de chez ma maman, à Marseille. Je suis allée faire un test, quand même pour voir si ça me plaisait, et ça a été le coup de foudre…

Quand j’ai commencé j’avais mon galop 5, je faisais mes petits concours de CSO, le dimanche. Depuis que je suis toute petite j’aime les chevaux et je sais que je veux travailler avec eux, après j’avais pas une idée précise de ce que je voulais faire donc j’ai regardé sur Internet ce qui se faisait quoi ! 

Pourquoi être partie au Japon ? 

Oh la… C’est une opportunité qui s’est offerte à moi, c’est pas que je veux pas rester en France, pas du tout. C’est juste que, en fait, depuis que j’ai commencé à monter en course, j’ai fais beaucoup d’international, j’ai été appelé pour faire beaucoup de championnats dans pleins de pays différents dont le Japon l’année dernière. En fait, j’ai gagné une course et j’ai fini 3ème sur le podium, et c’était la première fois qu’une femme finissait sur le podium, dans ce championnat. Du coup, ça a vraiment marqué les esprits là-bas, et donc il m’ont proposé de revenir cette année, en début d’année, de refaire 3 mois. Ça a été un peu un coup de foudre mutuel et ça m’a permis de valider mon idée de partir vivre au Japon. 

© Yushi Machida https://www.instagram.com/yushi_machida/
© Yushi Machida https://www.instagram.com/yushi_machida/

Quelles différences il y a-t-il entre les courses en France et au Japon ? 

Hum, déjà au Japon ils ont su garder cette passion pour les chevaux et pour les courses, et ils ont un public qui est juste dingue. Tous les jours les hippodromes sont pleins à craquer ! Lors des grosses courses ils arrivent à rassembler entre 100 000 et 150 000 personnes en une journée. Chose, que nous maintenant on perd un petit peu. Chez nous, avant on avait la passion du cheval et c’était normal, maintenant on perd un petit peu ce côté cheval, et eux là-bas ils l’ont. Puis, les courses après tactiquement c’est vraiment différent. Ils vont vraiment très vite là-bas, tout le temps ! C’est plus des courses de sprint que chez nous. 

© Yushi Machida https://www.instagram.com/yushi_machida/

Pourriez-vous nous donner une journée type ? 

Alors, je me lève à 5h le matin. J’entraine les chevaux, je commence à 6h le matin et souvent je travaille pour plusieurs entraineurs. Je vais galoper, en fait, je monte sur le cheval juste pour faire un galop rapide pour l’entrainer à la compétition. C’est à dire que tous les jours il y a un personnel qui est payé pour entretenir et entrainer le cheval quotidiennement. Mais moi, je le monte vraiment la semaine avant sa course, pour tester le cheval, savoir si il est bien et aider l’entraineur à diriger sur telle ou telle course, à faire des choix peut-être, sur quelle distance le courir… C’est pas pour moi pour connaitre le cheval, je monte vraiment dessus pour faire un travail final, voir si le cheval est en bonne forme et savoir si il est prêt à gagner ! C’est vraiment ça. C’est vraiment faire les derniers petits réglages. Donc, je fais ça le matin, ça dure à peu près de 6h à 9h30, et j’en monte entre 4 à 8 chevaux par matin. Donc, oui c’est assez intensif. 

Après je rentre chez moi, je prends ma douche, je prends un bon petit déjeuner, très important ! Parce que je peux pas remanger jusque au soir. Donc un bon petit déj’ et après je pars aux courses. Donc ça dépend où c’est, soit je prends ma voiture, soit je prends le train, soit je prends l’avion. Et je pars sur l’hippodrome monter mes courses ! Je rentre pas souvent chez moi de bonne heure… ! Dès fois on arrive même à faire 2 hippodromes le même jour, c’est assez intensif. 

Comment vous êtes vous imposée, en tant que femme, dans le monde des courses ? 

Hum, est ce que ça a été facile ? Absolument pas. Même encore au jour d’aujourd’hui, je paye le fait que je sois une femme et pas un homme. Ça arrive encore quotidiennement, malheureusement. 

J’ai des exemples, euh, quand je dois monter un cheval est qu’on me dit, c’est une fille « C’est pas un cheval pour les filles ». Ça, je comprends pas le fait qu’un cheval peut être monter seulement par un homme, je vois pas ce qu’on sait faire de moins bien qu’un homme. Donc ça, ça arrive assez souvent. Et puis, voilà quotidiennement, les femmes montent moins en course en général que les hommes. Même les moins bonnes courses, elles font toujours les petites courses avec les chevaux un peu moins bons. Quand il y a des grandes courses, c’est très rare de voir une femme. Je parle pas que pour moi, c’est une généralité des femmes dans ce milieu. On est bien, mais jusqu’à un certain niveau, après on peut y arriver, parce que j’en ai quand même monté, de très belles courses, mais c’est difficile. Elles sont rares, on les compte sur les doigts d’une main. 

C’est même pas compliqué, le mot est petit. C’est casi-.. euh, je sais pas si un jour ce sera faisable en France. À l’étranger ça l’est déjà plus, les femmes elles ont déjà monté beaucoup plus au haut-niveau, et gagné des grandes courses internationales. Ça s’est vraiment ouvert dans les esprits, les mentalités.. En France, c’est vraiment très compliqué, je sais pas si un jour, on y arrivera. J’espère, je travaille pour mais… c’est vraiment vraiment compliqué. 

© Yushi Machida https://www.instagram.com/yushi_machida/

Que diriez-vous aux jeunes femmes voulant devenir jockey ? 

Euh, déjà j’espère pour elle qu’elle est vraiment passionnée et qu’elle est… Il faut être très dure mentalement. C’est beaucoup de critiques tous les jours et c’est des reproches tous les jours d’être une femme. Donc, il faut être sûre de soi dans sa tête et il ne faut pas se laisser marcher sur les pieds. Il faut être solide, mais après si la passion est là et que la jeune fille lâche rien… Moi j’aime bien ce métier parce que rien est impossible et c’est un métier de rêve. 

C’est un métier qui fait rêver car tout est possible, tout le monde peut gagner une bonne course, tous les chevaux peuvent peut être un jour gagner une bonne course ! C’est vraiment un métier qui fait rêver. Les miracles arrivent toujours dans ce métier, je ne sais pas pourquoi, il se passe toujours des choses exceptionnelles où vous avez un mauvais cheval qui gagne une super bonne course. Il faut être super motivé et tout déchirer ! 

Avez-vous déjà fait une chute grave ? 

Oui, il y a tout juste 1 an. Je montais un cheval qui courait sa première course, en fait. Que j’avais monté pas mal de fois, le matin à l’entrainement. Donc je le connaissais bien, c’était un gentil cheval, sauf qu’il a eu peur d’un autre cheval. Et, en fait, c’est un peu difficile à expliquer, mais la finalité des choses et que je me suis retrouvée inconsciente, par terre pendant 45 minutes, et que j’avais une double fracture au niveau du visage, et j’ai du me faire opérer. 

C’est un métier qui est dur pour ça, car on sait qu’il peut il y avoir des accidents mais dès qu’on monte à cheval il peut il y avoir des accidents, il y en a en CSO, enfin il y en a partout, il y en a dans le cross aussi… C’est un métier à risques, après je pense vraiment, précisément pour les courses, ce qui est le plus dur c’est même pas ça, c’est le régime. 

On peut même pas d’imaginer… Alors moi, j’ai beaucoup de chance parce que je suis très légère naturellement, je suis une petite crevette ! Donc je fais pas régime, je fais attention à ce que je mange, mais je fais pas régime. Mais vous allez dans le vestiaire des jockeys, je dirais à 99% tous jockeys se pèsent au moins 3 fois par jour. Ils sont tous au régime, plus ou moins durs pour certains d’entre eux. Mais il en a qui font des régimes drastiques, ouais. C’est vraiment violent. C’est à rendre fou ! Vraiment les gens, vous vous levez le matin vous vous pesez, vous rentrez de l’entrainement, vous vous pesez, vous arrivez aux courses vous vous pesez, le soir avant de vous coucher vous vous pesez ! C’est compliqué, et puis on psychote… Vous prenez 100 grammes vous psychotez…! Puisque les 100 grammes sur la balance jouent énormément… Alors si vous êtes petits, vous faites des petits régimes, mais si vous êtes grands, vous êtes en dessous de 6 à 8 kilos de votre poids naturel ! Mais vous devez être en forme pour monter votre cheval, parce que votre cheval il fait 500kg et si il décide d’aller au droite, il va à droite. Alors, vous avez pas le droit d’être fatigués! Je veux dire, si vous êtes à la lutte pour gagner une course, vous pouvez pas descendre de cheval et dire à votre entraineur « Désolé j’étais fatigué, j’ai pas mangé hier soir  » ! C’est ça qui est le plus dur pour moi. 

Après les chutes, c’est vrai que c’est dur et il y en a qui en font de super graves, mais moi je touche du bois… J’ai eu des accidents mais ça m’a pas empêché de pouvoir remonter à cheval derrière, il y en a oui. Mais quotidiennement, je pense le plus gros problème pour les jockeys c’est d’être au régime et en forme tous les jours quoi. 

© db.pin https://www.instagram.com/db.pin/

Comment rester dans ce milieu si compliqué ? 

C’est la passion qui tient tout. J’ai vu des gens faire des choses sans nom, juste pour monter une course quoi. C’est dingue le sacrifice qu’il y a, tous les jours. Comme je disais tout à l’heure, on est partout sur les routes, tous les jours, il n’y a pas de week-end ou de jours fériés chez nous, ça existe pas. Il y a des courses vraiment partout, on fait le tour de la France et le tour du monde pour certains, sans manger et sans savoir si vous allez gagner une course à la fin de la journée ! C’est vraiment dur. En plus, vous avez pas un salaire qui est fixe à la fin du mois, vous êtes même pas sûr de payer vos factures à la fin du mois ! Si le cheval a pas envie d’avancer, bah c’est compliqué… ! C’est vraiment dur, pour tout, mais c’est la passion qui tient les choses. 

Il y a une autre chose aussi qui tient tout ça, c’est la sensation quand on gagne une course. Vous pouvez en gagner 3000, vous serez toujours content, vous aurez toujours cette adrénaline quand vous descendez de cheval et que vous avez gagné une course. Que ce soit un mauvais cheval ou un très bon cheval.  C’est indescriptible, ce qu’on ressent lorsqu’on passe le poteau d’arrivée en tête. 

Il y a-t-il des chevaux qui ont marqué votre carrière ? 

Oh, il y en a pleins ! D’ailleurs je pense qu’ils marquent tous autant ma carrière, puisque chaque victoire est importante. Après il y a forcément des chouchous, dont on se rappellera toujours ! Comme la première victoire, la première victoire au Japon, un cheval avec qui vous avez gagné 3/4 courses la même année, enfin… Ou le premier cheval avec qui vous avez monté votre première bonne course… Moi, personnellement je n’ai pas un cheval en particulier qui m’a marqué, il y en a pleins. Mais il y a même des chevaux avec qui j’ai pas gagné qui m’ont marqué ! Justement parce que j’ai pas gagné avec… ! Quand on monte un cheval 5 fois d’affilés et qu’on fait 5 fois 2ème, il n’y a rien de plus rageant ! 

 

Retrouvez une des victoires de Mickaelle Michel, en cliquant sur l’image à gauche ! 

© Vidéo Youtube de la chaine masaTV

Quelles différences il y a-t-il entre une selle de course et une selle « classique » ? 

Alors, déjà le poids. Pour vous donner une idée, la selle la plus légère qui a été fabriquée ces derniers temps, donc je parle la selle avec les étriers et les étrivières, vraiment complète, sans les sangles. Vraiment la selle, elle doit faire 350 grammes ! C’est à dire que, même votre cahier est plus lourd quoi ! C’est le poids d’une plume. Donc celle-ci c’est pour les jockeys qui ont plutôt lourds, qui doivent faire des régimes, ou alors quand on monte vraiment à très petit poids, moi ça m’est arrivé une fois je devais monter à 47kg, donc j’ai du utiliser cette selle. Après, on a pleins de selles différentes, mais par rapport au poids, pas par rapport à la morphologie du cavalier ou du cheval comme en classique. C’est souvent des étriers en carbone et c’est très simple par rapport à une selle classique, il n’y a pas de siège à l’arrière, c’est pas rembourré, puisqu’on a jamais nos fesses sur la selle. C’est juste histoire d’avoir deux étriers pour pouvoir tenir sur le cheval ! C’est que du cuir aussi et l’arçon en carbone pour la légereté. C’est la même chose, mais en plus léger et plus plat sur le dos. 

Quels sont vos indispensables à l’entrainement et en course ? 

Donc déjà, à l’entrainement je n’ai pas besoin de ma selle, l’entraineur quand il m’amène le cheval il est déjà tout préparé tout beau! J’ai juste besoin vraiment pour le matin de mon casque, mon gilet et un bâton. Enfin, une cravache, nous on appelle ça des bâtons. Voilà et j’ai des bottes qui sont normales. Enfin c’est pas comme des bottes de classiques, c’est encore différent ! C’est très slim, ça s’arrête à mi-mollet et c’est très fin, comme une chaussette en fait. On a pas le droit d’avoir de talons au niveau du pied, pour pas que le pied reste accroché dans l’étrier. On a besoin de chaussures très fines, avec quasiment pas de semelles, ça c’est vraiment mon équipement du matin (à l’entrainement). 

Après, l’après-midi (en course), pareil casque, gilet, bâton. Là, par contre on a vraiment des réformes sur quel casque, quel gilet et quel bâton on a le droit d’utiliser ou pas. Et puis, après j’ai toute ma valise qui est énorme, j’ai des sangles différentes pour la taille du cheval, et j’ai toutes mes selles avec les poids différents. Puis, mes pantalons aussi, on a vraiment un « uniforme » différent de quelqu’un qui est en classique. Et puis, si l’après-midi je monte 5 chevaux, par exemple, mais que c’est 5 propriétaires différents la casaque va changer 5 fois ! Donc la toque aussi ! Après, j’ai mon paquet de toques à moi, puisque des fois les toques, elles sont un peu trop grandes ou trop petites pour tel casque donc j’en ai toujours, moi, les miennes de rechange avec des couleurs unies, mais je les utilise très rarement. Donc oui, il faut changer de toque tous les jours ! Par contre, le matin on peut mettre ce qu’on veut donc c’est assez sympa ! Chacun se distingue avec sa tenue… ! 

✨300€ sur Preppy
✨ 160€ sur Preppy
✨12€ sur Preppy
✨Active les alertes sur Preppy
✨30€ sur Preppy

À quelle point votre saison sportive a-t-elle été chamboulée à cause du COVID-19 ? 

Grave…! Déjà, moi j’ai de la chance, car quand il y a eu le début du confinement en France, moi j’étais encore au Japon. Donc j’ai pu travailler jusqu’à la mi-avril. Par contre, après je devais partir aux États-Unis travailler, donc ça a été annulé… Donc je suis rentrée en France, j’ai passé mon petit dernier mois de confinement comme tous les Français! Bon, j’ai eu de la chance je pouvais quand même monter à cheval le matin pour l’entrainement. C’était déjà bien, mais du coup c’est vrai que moi, mon programme il était plutôt basé sur l’international cette année, et là bah on a tout reculé quoi ! J’ai vu avec mes partenaires, entraineurs, propriétaires, tout ça, pour décaler tout ça à l’année prochaine, et puis bon ils sont compréhensifs. De toute façon, les courses là-bas aussi ont été arrêtées … donc voilà. Puis, les courses en France ont pu reprendre le 11 mai, donc j’ai repris les courses, en fait, en France. D’ailleurs ma première course je l’ai gagné ! Donc c’est trop cool, c’est un bon retour. Mon été devait se passer à Miami, je le passe à Chantilly ! Il n’y a pas la plage, mais c’est pas mal aussi..! 

© Giuilia Filippini https://www.instagram.com/giuliafilippiniphoto/

Des projets à venir ? 

Je vais retourner au Japon, au mois d’octobre pour 3 mois, ça c’est une certitude. Je suis en train de préparer mon examen, qui est en Anglais et en Japonais pour essayer de partir vivre là-bas en fait. J’ai vraiment une belle opportunité là-bas donc : Futur proche : je repars au Japon pour 3 mois et futur, je ne sais quand puisqu’il faut avoir l’examen : m’installer au Japon. 

Merci encore à Mickaelle d’avoir pris de son temps pour répondre à nos question ❤️  Vous pouvez la retrouver sur ses différents réseaux sociaux en cliquant sur les icônes ci-dessous ✨

© Mickaelle Michel https://www.instagram.com/mickaelle_michel_officiel/
Interviews

ITW : Colombine Dupille

09/05/2020

© Noeline Sol

Colombine Dupille, des championnats sans prise de tête, pour le plaisir !

Retour sur notre rencontre avec Columbine Dupille, lors des championnats de france Poney à Lamotte Beuvron en 2019 !

Nous avons alors découvert une jeune fille passionnée, sans prise de tête et présente aux championnats pour se faire plaisir !


  • Est-ce que tu peux te présenter et présenter tes poneys ?

Je m’appelle Colombine Dupille, j’ai deux poneys. Je monte Ufo et Valkirie que j’ai récupérée il n’y a pas si longtemps que ça. Je participe aux Championnats de France en Grand Prix Excellence avec Ufo parce que j’avais Okay avec qui je devais faire l’excellence mais vu qu’il est parti à la retraite, j’ai pris Ufo et Valkirie n’a pas été sélectionnée puisque je ne l’ai pas depuis longtemps.

Maintenant, j’ai récupéré un cheval qui s’appelle Tanaka je commence à tourner en dans les grand prix 130 à la suite des sans-fautes et des classements en 125, pour l’instant je m’entends super bien avec et je l’adore !

© Alice Martel

  • D’où te vient la passion pour les chevaux, l’équitation ?

Depuis que je suis toute petite je fais de l’équitation. En fait, mes parents tiennent un centre équestre qui appartenait avant à mon grand-père. Depuis que j’ai commencé l’équitation c’est une passion !

  • Ta famille est-elle issue du monde de l’équitation ?

Oui, mon père a un centre équestre. Ma mère ne fait pas du tout d’équitation, c’est pas du tout son truc mais mon père oui, il fait du concours…

  • Comment vis-tu le fait d’allier concours et études ? Est-ce que c’est compliqué ?

Oui ça peut être compliqué d’allier les études et les concours mais je n’envisage pas de faire le CNED parce que je trouve ça un peu bête de tout stopper pour l’équitation surtout que ça peut s’arrêter du jour au lendemain. Mais c’est vrai que c’est un peu compliqué parfois et c’est surtout quand tu as des fêtes de prévues avec tes copains et que toi tu ne peux pas y aller parce t’es en concours tous les week-end. Sinon ça va.

  • Tu participais ici aux Championnats de France 2019 au Grand Prix Excellence avecUfo, comment t’y es-tu préparée et comment as-tu préparé ton poney à cette échéance ?

J’avais pas du tout de pression vu que j’y allais un peu « en touriste » puisque ça n’était pas Okay donc je n’avais pas de pression, je ne me disais pas « faut que je fasse sans-faute, il faut que je gagne blablabla ». Je suis allée sauter chez Grégory Cottard. J’ai enchainé un parcours, ça s’est très bien passé et sinon je n’ai pas fait d’entraînement plus que ça en fait.

  • On a eu un épisode de canicule la semaine dernière et il fait même encore très chaud à Lamotte, comment tu fais pour gérer l’entraînement de tes poneys, et même toi pour monter à cheval ?

Quand il fait vraiment très chaud comme ça soit je monte le matin très tôt soit je ne les monte pas et je les mets au paddock et ils rentrent assez tôt le matin ou sinon le soir quand la température commence à baisser je les monte.

  • Est-ce que tu avais un objectif précis pour ce championnat ?

Mon objectif était d’aller au moins en finale mais je n’avais pas vraiment d’objectif fixé c’était vraiment de faire un bon championnat, de m’amuser et de ne pas me prendre la tête ! Ufo nous a montré qu’il était capable de faire ces épreuves, ce championnat fut difficile mais riche en expérience. 

© Poney As

  • Tu as sûrement des sponsors, est-ce que tu peux nous en parler un peu ?

Oui, j’ai plusieurs sponsors. Pour les vêtements j’ai Le Sabotier. Après j’ai les étriers Rid’Up, j’ai les bottes Tucci pour les concours et les bottes Ego7pour la maison. J’ai également In Horse We Trust pour les rênes, les filets.., GBS pour les selles et Pro-Confort pour les couvertures, tapis, bonnet.

            

  • Est-ce que tu connaissais déjà un peu PreppySport, as-tu déjà acheté ou vendu sur Preppy ?

Non pas du tout, en fait j’ai connu Preppy via Facebook et Instagram.

  • Comment se passe le confinement, qui sont les personnes qui travaillent les poneys pendant cette période ? 

C’est mon père qui s’occupe de mes chevaux lors de mes cours autrement c’est moi comme par exemple là je suis en vacances je peux alors m’en occuper, les monter tous les jours sinon c’est un peu plus compliqué car avec les cours on a beaucoup de travail mais je m’en sors.

J’ai cependant une petite déception car je suis dans l’année de mes 16 ans et c’était la dernière année pour faire les Championnat en Excelence mais cela ne va pas être possible, c’est ce que je trouve frustrant. Sinon je trouve ça assez bénéfique car on a le temps de bien travailler les chevaux, sans pression, sans stress et ça à un impact très positif sur les chevaux. 


Un grand merci à Colombine de nous avoir accordé de son temps pour cette sympathique interview ! 

Nous lui souhaitons pleins de réussite pour la suite de son parcours équestre !

Interviews

ITW : Marie Catrevault

05/05/2020

Marie Catrevault, l’équitation, une histoire de famille !

© Perle Robillard – @p.robi_photos

A l’occasion des Championnats de France Poneys à Lamotte Beuvron, l’équipe Preppy Sport a pu rencontrer Marie Catrevault !

Nous avons alors découvert une jeune fille plongée dans le monde équestre depuis son plus jeune âge et passionnée par ses poneys et son sport !


  • Est-ce que tu peux te présenter et présenter tes poneys ?

Je m’appelle Marie Catrevault, j’ai 16 ans, je monte à poneys depuis que j’ai 3 ans. Ma ponette de tête s’appelle Unoise de Flavigny, elle a 12 ans et avec elle j’ai fait le Championnat de France As Poney 1 et on finit 13donc c’est bien ! J’ai un autre poney de 7 ans qui s’appelle Doudou Méranière et je faisais l’As Poney 2 Excellence. On fait sans-faute le premier jour, une petite barre le deuxième jour mais c’est très bien pour un poney de 6 ans, c’est sa première saison.

© Perle Robillard – @p.robi_photos

  • D’où te vient la passion pour les chevaux, l’équitation ?

Mes parents ont un centre équestre donc je suis dedans depuis longtemps, depuis que je suis toute petite. On a commencé les concours et j’ai vite aimé donc on a continué et on a évolué.

  • Tu m’as dit que tes parents tenaient un centre équestre, est-ce que tu peux m’en dire un peu plus sur tes parents et le monde du cheval ?

On a un centre équestre et un élevage. Mon père est le naisseur de poneys donc j’ai pas mal de poneys et chevaux de l’élevage que je sors en concours et ma maman me coach depuis toujours. On fait des TDA, on va sur les concours en famille donc c’est cool !

  • Comment vis-tu le fait d’allier concours et études ?

L’année dernière j’étais en Seconde Générale donc on a préféré faire les cours par correspondance, le CNED pour pouvoir vraiment partir le mercredi/jeudi en concours. C’est plus simple comme ça et cette année je suis maintenant en 1ère au CNEEL, c’est une plateforme de cours en ligne par visio conférence.

  • Tu participais ici aux Championnats de France 2019, comment t’y es-tu préparée et comment as-tu préparé tes poneys ?

Il ya un bon mois et demi on a fait le dernier concours au Mans, ça s’est bien passé. Unoise a gagné les trois As Poney 1 du week-end donc on est partis confiants sur ce championnat. Doudou aussi a gagné deux 110 et la semaine dernière on a été les faire resauter un peu à l’extérieur, les remettre sur la hauteur parce qu’ils ont fait une petite pause avant les championnats. Comme ça s’est bien passé on est partis sereins sur le championnat et ça s’est très bien passé donc je suis contente !

© Mathilde Morancey – @mathilde.morancey.photographie

  • On a eu un épisode de canicule la semaine dernière et il fait même encore très chaud là à Lamotte, comment tu l’as vécu et comment as-tu pu travailler en fonction de ça avec tes poneys ?

Je me levais tôt le matin, j’étais à cheval à 7h donc je montais mes poneys le matin et après pour les rafraîchir il y a la douche, les serviettes humides sur l’encolure, et l’après-midi rester au frais dans leurs box, on les mettait au paddock le matin et c’était plus simple pour eux.

  • Est-ce que tu avais un objectif précis pour ce championnat ?

Déjà je voulais m’amuser, je voulais que Doudou prenne de l’expérience pour pouvoir faire les 7ans l’année prochaine donc c’est chose faite, il a très bien sauté ce championnat et Unoise on ne savait pas trop comment elle allait réagir parce qu’elle est un peu lunatique mais elle a très bien réagi et a super bien sauté donc je suis contente. J’avais vraiment envie de m’amuser. Après l’objectif n’était pas forcément de faire sans-faute mais j’ai fait un sans-faute et deux petits 4pts donc elle était très bien et je suis contente !

©Perle Robillard – @p.robi_photos

  • Quel est ton meilleur souvenir cette saison avec tes poneys ?

Je pense que c’est le BIP. Unoise est 2edu CSIP le dimanche donc ça c’est un beau souvenir, je ne m’y attendais pas du tout.

 

  • Est-ce que tu as des sponsors, et si oui, est-ce que tu peux nous en parler un peu ?

Je suis suivie par Oglala Sellerie, c’est une sellerie en ligne. Ils m’envoient des vêtements, tapis (…) au nom de la sellerie et c’est des personnes super gentilles ! Je suis aussi suivie par Pro Confort, c’est une marque de couverture pour chevaux. Ils font également des guêtres de repos, des tapis, etc. Leurs produits sont conçus pour améliorer le confort du cheval !

  • Est-ce que tu connaissais déjà un peu PreppySport ou pas trop ?

Ah si si ! Je connaissais j’y vais souvent même !

  • Comment ont évolués tes poneys après les championnats ?

 Après le championnat Unoise a commencé les As Poney Elite, et a déjà gagné 2 épreuves de vitesse ! Doudou a commencé le circuit Futur Elite 7ans au mois de Janvier, ça se passe très bien et il progresse très vite !

Je monte également un cheval F’Braveheart de Flavigny de 9ans. C’est un très bon cheval. Nous avons commencé les épreuves Amateur Elite avant le début du confinement. Il m’apprend beaucoup !

  • Comment se passe le confinement, peux-tu toujours monter ?
 J’ai la chance d’avoir mes écuries à la maison ce qui facilite grandement le travail des chevaux. Nous avons allégé le travail en vue de la période sans concours. Mes chevaux profitent des paddocks et je les monte un peu pour qu’ils gardent la forme !

Un grand merci à Marie de nous avoir accordé de son temps pour cette sympathique interview ! 

Nous lui souhaitons encore pleins de bonheur et de réussite dans la suite de son parcours équestre ! 

Interviews

ITW : Perrine Pottier

19/04/2020

Perrine Pottier, une cavalière pleine d'ambition !

Retour sur notre rencontre avec Perrine Pottier, lors des championnats de France poney à Lamotte Beuvron en 2019.

Nous avons alors découvert une jeune fille motivée et pleine d’ambitions !


  • Est-ce que tu peux te présenter et présenter tes poneys ?

Je m’appelle Perrine Pottier, j’ai 16 ans, je monte chez moi avec Claude Castex et j’ai Ultralinaro de la Haye, étalon PFS par Linaro et je tourne en Grand Prix avec. Maintenant j’ai aussi Ekla du Ruisseau, pfs hors taille, nous allons faire des épreuves chevaux ensemble et j’ai eu un cheval Buggy des Brulins avec qui j’espère faire de belles épreuves.

  • D’où te vient la passion pour les chevaux, l’équitation ?

Mes parents étaient dedans donc j’ai commencé très jeune et j’ai accroché direct !

  • Ta famille est-elle issue du monde de l’équitation ?

Oui, mes parents faisaient du cheval depuis petits donc on a continué

  • Comment vis-tu le fait d’allier concours et études ?

Ça va parce que je me débrouille assez bien à l’école. Je n’ai pas besoin de beaucoup travailler pour avoir des bonnes notes. Je ne suis qu’en seconde mais pour l’instant ça va encore c’est gérable.

  • Est-ce que tu as déjà pensé à faire le CNED ?

Oui on y a réfléchi mais on pense rester quand même à l’école c’est plus prudent niveau scolarité surtout vu les études que je veux faire puisque j’aimerais bien devenir vétérinaire.

  • Tu participais ici aux Championnats de France 2019 au Grand Prix avec ton poney, comment t’y es-tu préparée et comment as-tu préparé ton poney à cette échéance ?

On s’est préparés tout au long de l’année avec mon coach. On l’a préservé jusqu’aux championnats de France. On n’a pas tellement tourné. On a commencé les Grand Prix seulement fin février à la TDA du Mans. On a repris les concours seulement en janvier puisqu’il avait été arrêté de Août à Janvier. On a donc eu une saison assez courte mais on s’est bien débrouillés alors c’est bien.

  • On a eu un épisode de canicule la semaine dernière et il fait même encore très chaud là à Lamotte, comment tu t’es organisée et comment as-tu pu travailler en fonction de ça avec ton poney ?

Je me levais très tôt le matin pour aller monter le plus tôt possible et ils avaient tout le temps un coup de douche après le travail ou même dans la journée quand il faisait vraiment chaud je les rafraîchissais.

© Marion Poisson -Equestrian News

  • Est-ce que tu avais un objectif précis pour ce championnat et comment tu ressens tout ça après tes épreuves ?

Je venais évidemment pour être championne de France. On a été double SF dans les deux premières étapes et dans la 3étape on fait 4 pts et la 48 pts. Je suis à la fois un peu déçue et à la fois très contente car on a fait de très beaux tours et c’était assez propre donc un peu déçue du résultat final mais contente de l’ensemble du championnat.


  • Est-ce que tu connaissais déjà un peu PreppySport ?

Oui j’avais déjà vu sur internet.

  • Est-ce que tu es un peu du genre addict au shopping ou tu n’es pas trop dépensière ?

J’aime bien que mon poney soit beau, je ne dépense pas beaucoup mais quand j’achète j’aime bien que ça soit beau. Par exemple j’ai 3 tapis pour lui, un pour chaque jour.

  • Est-ce qu’il y a une marque ou un article qui te fait rêver ? 

En vêtements j’aime beaucoup Le Sabotier, en sellier je suis chez Butet et j’aime bien aussi les produits Alliance Equine. Et niveau sécurité j’aime beaucoup les bombes Kep, l’air bag Askara. Et j’adore aussi les étriers Flex On et aussi les couvertures Pro-Confort.

© photo.equi
  • Ton meilleur souvenir avec ton poney ? 

Ma victoire à Tours dans la Super As ! (Vidéo)

  • Comment se passe le confinement, peux-tu encore travailler tes chevaux ?

Le confinement se passe super bien pour moi. J’ai la chance d’avoir mes chevaux chez moi, c’est donc moi qui continue de les travailler. Le seul problème c’est qu’il n’y a plus de concours, sachant que c’est ma dernière saison en International ! 

Un grand merci à Perrine de nous avoir accordé de son temps pour cette sympathique interview ! 

Nous lui souhaitons pleins de réussite dans la suite de son parcours équestre ! 

Interviews

ITW : Louisa Valkyser

15/04/2020

Louise Valkyser, jeune cavalière de talent

Retour sur notre rencontre avec Louisa Valkyser, lors des championnats de france Poney à Lamotte Beuvron en 2019 !

 

  • Est-ce que tu peux te présenter et présenter ton poney ? 
 

Je m’appelle Louisa Valkyser, j‘ai 17 ans j‘ai la Double nationalité, je monte à cheval depuis 14ans. J’ai mon propre poney Contigo d’Alpen, c‘est un poney de selle allemand (DRP) que j‘ai depuis bientôt 7ans. Nous avons tourné en CSO et en dressage mais suite à une blessure il y a 3 ans nous nous sommes concentrés sur le dressage.

L’année dernière nous avons tourné sur le circuit As poney 1 sur un total de 9 sorties on compte 9 classements et 5 victoires dont les Championnats de France à Lamotte Beuvron
Je l’ai eu alors qu‘il avait 3 ans moi j‘en avait 10 et je faisais du poney games haha on a tout appris ensemble.

  • Tu as un deuxième poney avec qui tu as tourné en CSO cette année, est-ce que tu peux nous le présenter ? 
 

Oui, cette année et l’année dernière j’ai également tourné avec Black Jack Du Bo Mont. Ce n’est pas mon poney mais je l’ai monté pour 1 saison et demi en CSO. Il a 8 ans, c’est un Poney Français de Selle et c’est un poney de club au Haras de Maison Blanche. On a tourné en Poney Elite et l’année dernière on est champions de France en Poney 1. Cette année on fait une petite barre qui nous prive de la finale en Poney Elite.

©brgequit
  • D’où te vient la passion pour les chevaux, l’équitation ?
 

J’ai commencé à monter quand j’avais 3 ans et ma mère quand elle était jeune elle avait des chevaux et elle montait aussi donc quand on partait en vacances en Bretagne elle faisait des balades et j’ai tout de suite voulu monter aussi. J’ai commencé très jeune et depuis on a continué !

  • Ta famille est-elle issue du monde de l’équitation ?

Ma mère oui et mon père pas du tout. Ma mère a monté quand elle était jeune mais mon père pas du tout. Il monte de temps en temps en Bretagne en balades mais ce n’est pas très très académique (rires). Il travaille dans le journalisme sportif à la télé et maintenant il commente beaucoup l’équitation pour l’Allemagne. 

  • Comment vis-tu le fait d’allier concours et études ? 
 

C’est un peu compliqué surtout que dans mon lycée on demande beaucoup de travail mais je ne fais pas énormément pour le lycée, je travaille pas beaucoup mais je m’en sors quand même. Sinon on travaille tous les soirs en rentrant, on essaie de prendre de l’avance…

  • Est-ce que tu as déjà pensé à faire le CNED ? 

 

J’ai déjà pensé à faire le CNED mais mes parents ne seraient pas d’accord et je pense que cela ne me conviendrait pas haha je ne suis pas assez organisée pour ça et je sais que je ne travaillerais pas assez de plus le lycée c’est sympa ça permet de rencontrer de belles personnes et de voir ses amis.

IMG_6002
©Les Garennes
  • Tu participais ici aux Championnats de France 2019 en As 1 Dressage avec Contigo et en Poney Elite CSO avec Black Jack. Comment t’y es-tu préparée et comment as-tu préparé tes poneys à cette échéance ?
 

Cette saison, avec Black Jack on a commencé directement dès la rentrée on a repris sur P1 et P Elite. Toute la saison on a eu des bonnes et des moins bonnes phases mais on a tourné à peu près régulièrement toute l’année. On a essayé d’être plus ou moins réguliers.

Pour Conti on a commencé la saison fin janvier parce qu’on a beaucoup travaillé durant l’été et jusque janvier. On a commencé par Le Mans. On n’est pas beaucoup sortis, on a fait surtout les grandes Tournées des As. On a bien tourné dès la première en As 1. Et là pour préparer les championnats on a fait deux semaines intensives.

 

  • Est-ce que tu avais un objectif précis pour ce championnat ?
 

Avec Black Jack c’était surtout de m’amuser parce qu’on avait déjà eu un titre l’année dernière donc on aurait bien aimé en avoir un deuxième mais c’est toujours compliqué. Mais c’était surtout de s’amuser pour nos derniers tours ensemble.

Avec Contigo forcément on avait des espérances parce qu’on avait fait vraiment une très bonne saison, on est classés à toutes les sorties, on tournait dans des bons pourcentages. J’essayais de pas trop trop me fixer d’objectifs pour éviter de me mettre trop de pression.

©one_shot_pic
©brgequit
  • Est-ce que tu peux nous raconter un peu comment se sont passées tes épreuves de dressage avec Conti ? 
 

La première épreuve c’était Samedi, la Grand Prix, on passait en toute fin d’épreuve. Donc le matin Conti on est obligé de le sortir et de le longer pour qu’il bouge et qu’il soit un peu moins chaud sur le carré. On l’a longé tôt le matin, après on détend beaucoup, on détend une heure. Il était très très calme, concentré et disponible sur la détente du premier jour. Après sur le carré pareil, il était vraiment calme. Je n’avais pas besoin de « retarder la bombe disons », je pouvais le monter et j’avais le temps, je pouvais y aller tranquillement. Le dimanche on a fait pareil, il était un peu plus chaud, dans le gaz et en plus la musique ça n’a pas forcément arrangé les choses. Mais du coup c’était très énergique et il était très actif mais on arrive quand même à pas faire de fautes et c’était plutôt calme par rapport à ce qu’il peut faire !

 

  • Du coup ça y est t’es championne de France en As 1 Dressage avec Contigo. Comment tu l’as vécu ? Tu l’avais déjà vécu l’année dernière avec Black Jack en CSO mais là c’est avec ton poney, en dressage après des saisons qui ont été plus ou moins difficiles les années précédentes. Comment tu ressens ça maintenant à froid et comment as-tu vécu ça sur le moment ? 

C’est un peu inattendu parce qu’en 4 ans de dressage on foirait toujours mes championnats, c’était toujours une catastrophe même si on faisait une super saison. L’année dernière on fait gagne tous les concours et on arrive aux championnats et c’est une catastrophe. Forcément on ne s’y attendait pas. On est en tête le premier jour et c’est toujours compliqué de garder la tête le deuxième jour surtout que le classement était très serré. L’accueil, le sif ont eu des petits soucis donc on a attendu les résultats 1h30 mais quand on l’a su on est émus, on est contents et puis là c’est encore différent. C’est avec mon poney et on a travaillé 6 ans pour y arriver et c’est un moment magique et unique.

  • Tu es beaucoup suivie sur Instagram et cette année pour garder ta concentration et te focaliser sur tes championnats tu as voulu t’éloigner un peu de ce réseau social de façon à vivre vraiment ton championnat comme tu le voulais sans te mettre trop de pression par rapport à tout ça. Comment ça s’est passé, est-ce que tu as vraiment réussi à te détacher de ça et à ne pas connaître tes résultats par les autres ? 

Du coup les semaines avant les championnats quand c’était un peu compliqué j’avais totalement désinstallé l’application donc oui j’avais tenu. Juste avant les championnats j’avais réinstallé un peu pour regarder un peu, ça allait mieux. Arrivée aux championnats, du vendredi au dimanche j’avais totalement désinstallé et c’est Emma qui gérait mon compte donc je n’ai vraiment pas été sur les réseaux. Au final ce n’est pas par les autres que j’ai su mes résultats, c’est moi qui n’ait pas tenu parce que ça me stressait plus qu’autre chose de ne pas savoir ce que j’avais fait le premier jour donc c’est moi qui ait regardé. Mais sinon oui je me suis vraiment déconnectée des réseaux et ça permet de vraiment se concentrer sur la compétition et pas ce qu’il y a autour.

  • C’est quoi ton meilleur souvenir avec Conti ? 
 

Je dirai quand même ces championnats parce que c’est un aboutissement de toutes ces années de travail ensemble.

 

  • Comment tu vois tes futures années ? 

Concernant les prochaines années, pour l’instant c’est assez flou j’espère bien  évoluer avec Zenario pour sortir en concours quand on sera prêt et aller le plus loin possible et j’aimerai bien essayer de tourner sur le circuit jeune. Ce que je sais c’est que Contigo restera avec moi également, on essaye de lui trouver une ou un petit cavalier pour qu’il soit travaillé quand je ne suis pas là et pourquoi pas qu’il fasse un peu de concours.

©nancyl.photographe
  • Est-ce que tu es un peu du genre addict au shopping ou tu n’es pas trop dépensière ?
 

Lui, il est quand même vachement gâté ! Mais mes parents me calment un peu et puis j’essaie de me dire « est-ce que c’est vraiment rentable ? » (…) Quand c’est mon argent je vais plus craquer mais quand c’est celui de mes parents je me demande vraiment si c’est utile, si je vais vraiment m’en servir … Parce que sinon on se retrouve avec 50 choses qu’on a payé très cher et dont on n’a pas vraiment besoin.

 

  • Est-ce que tu peux me parler de tes sponsors ? 
 

Je suis ambassadrice Equideo jusqu’à septembre 2020 avec 3 autres Cavaliers donc ils nous suivent toute l’année, nous avons des tournages ils nous proposent des stages avec des grands cavaliers de plus nous sommes équipées par les 15 marques partenaires comme Antares, Kevin bacon, pro confort etc.

 

 

Oui oui, j’avais beaucoup entendu parler de Preppy Sport  J’ai beaucoup d’amis aussi qui l’utilisent et je connais aussi par les réseaux notamment par Léa de @planeberrie qui est égérie. 

 

  • Est-ce qu’il y a un article, une marque que tu rêverais d’avoir dans ta sellerie ?

Moi j’aime beaucoup Christina Sport  je trouve qu’ils font de très belles choses et sinon Cavalleria j’adore les vestes et les polos et les bombes Kep !

  • Quels ont été les changements après les Championnats de France ?
 

 Après les championnats à Lamotte nous avons décidé de laisser un peu tranquille Contigo parce qu‘il est très fragile et que le travail du rassemblé lui tirait pas mal dessus et on trouvait qu‘il avait assez donné pour nous

Donc ne pouvant pas le séparer de lui je l‘ai toujours mais disons qu‘on a plus d‘objectif de compétition on se fait plaisir et on travaille un peu.  

 

Comme j’étais tout de même assez grande sur mon poney mes parents ont décidé de me permettre d’avoir un cheval pour pouvoir continuer à évoluer. En effet en août nous avons accueilli un nouveau membre de la famille Zenario un hongre oldenburg par Zonik il a 7ans cette année et il est en Allemagne au travail depuis février et j’étais sensée y aller le week-end et pendant les vacances mais du coup c’est loupé.

Pour black jack tout va bien mais c’était l’année dernière et je ne le montes plus car j’étais trop grande et j’ai préféré me concentrer sur le dressage avec Zenario.

©one_shot_pic
  • Comment se passe le confinement ?
 

Pendant cette dure période de confinement j’ai de la chance d’avoir mon poney Contigo avec moi dans le jardin donc je m’en occupe même si je ne peux pas vraiment travailler.

Zenario quant à lui est toujours en Allemagne où il est travaillé comme d’habitude vu qu’il n’y a pas de confinement en tant que telles là-bas.

  • As-tu profité du confinement pour trier / ranger / vendre ton matériel ? 

Je n’ai pas toutes les affaires avec moi malheureusement mais j’ai trié juste avant. J’ai beaucoup trop d’affaires à vendre et dailleurs j’ai commencé à les vendre sur Preppy  !

©contigo.dalpen

Un grand merci à Louisa de nous avoir accordé de son temps pour cette sympathique interview ! 

 

Nous lui souhaitons pleins de réussite pour la suite de son parcours équestre !