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Rencontre avec Charlotte Le Roux

21/05/2019

Charlotte Le Roux

Peux-tu te présenter ?

Je suis Charlotte Le Roux, j’ai 31 ans et je suis originaire de Saint Malo en Bretagne. Je suis responsable de la filliale Américaine de la marque Butet depuis plus de 5 ans.

Quelle est ta formation ? 

J’ai eu la chance de pouvoir faire des études très complètes et riches, notamment en branding, marketing et international business. Ces bases solides me donnent encore aujourd’hui une vraie structure et rigueur nécessaire a la bonne exécution de ma mission. Je suis diplomée d’un Master 2 Bac+5 en Branding et Communication 360 du Groupe Audencia de Nantes. J’ai également eu la chance d’étudier aux USA et suivre un cursus de business international, complétant mon parcours avec une approche globale et bilingue.

 

 

Tu es partie de l’autre côté de l’atlantique, peux-tu nous raconter ton choix de changement de vie radicale ?

Apres plusieurs années d’expérience dans des entreprises françaises et européennes, j’ai été contacté par la sellerie Butet qui souhaitait mettre en place une nouvelle stratégie de distribution pour le territoire Américain. J’ai pris plusieurs semaines avant de considérer l’offre au vu de la taille du challenge et de ma volonté profonde de la réussite du projet.
La visite des ateliers de Saumur a été une révélation « and I was hooked ! » L’expérience et le challenge durent depuis plus de 5 ans désormais. Rien n’aurait été possible sans un vrai dépassement de soi, pousser les limites et ne jamais considérer le mot « problème » mais uniquement « solution ».


Quel est ton poste actuel chez Butet et quelles sont tes missions ?

Je suis CEO, Chief Executive Officer, directrice générale en français.
5 années de travail acharné pour aujourd’hui atteindre plusieurs millions de chiffre d’affaire et être le plus gros marché à l’export de la sellerie Butet.
Ma position et mes fonctions induisent une grande rigueur et une charge de travail importante. Juridique, comptable, formation, administratif, gestion, ventes… Notre business model est basé à 90% sur du BtoB (Business to Business – professionnels)  et à 10% sur du BtoC (Business to Consumer – particuliers) induisant une flexibilité au quotidien. La pluridisciplinarité est au coeur des problématiques et la motivation doit être sans faille pour continuer de porter le projet.  Le pays faisant la taille de l’europe je suis donc très souvent en déplacements sur le territoire, dans les avions, en concours. De New York à la Californie en passant par le Texas, cela représente une partie essentielle du job afin de bien représenter la marque sur l’ensemble du territoire.

Souhaitais-tu devenir cavalière professionnelle plus jeune ?

Je n’ai jamais souhaité devenir cavalière, monter à cheval est une passion mais n’a jamais été un but professionnel. En revanche, j’ai toujours cru à l’utopie de pouvoir joindre sa passion et son travail.
Il faut d’abord croire que c’est possible et tout faire pour servir cet objectif, tout devient ensuite réalisable si on se donne les moyens.

Quelle est la semaine type de Charlotte de Butet ? (travail / chevaux)

Chaque semaine est différente et réserve son lot de surprises. L’hiver est une période compliquée avec WEF, Hits Coachella et gérer le bureau. Il faut tenir le coup physiquement et rester organisée malgré la fatigue.
Je partage généralement mon emploi du temps entre bureau et déplacements afin de ne pas desservir l’un ou l’autre. Malheureusement, mon emploi du temps chargé ne me laisse pas l’opportunité de monter a cheval régulièrement. J’ai donc mis la pratique de l’équitation entre parenthèses pour le moment. Je le vis par procuration aux travers de nos clients.

Quel est le cavalier que tu admires le plus ? Et pourquoi ?

George H. Morris, la légende équestre américaine. George étant un grand fan de la marque, nous sommes proches et c’est un très grand honneur. Je partage sa vision pour la belle équitation et l’héritage du sport.

George H Morris à gauche

Qu’est- ce que tu aimes le plus dans ton travail ?

Le challenge et la diversité des missions. Ainsi que ma grande liberté d’action, c’est un véritable partenariat créé avec la maison mère, basée sur la transparence et la confiance mutuelle.

Quels conseils donnerais tu à un(e) cavalier(e) souhaitant travailler dans le secteur équestre ?

Toujours se donner les moyens de se réaliser. Croire en son projet et le porter avec passion.

Breanna Bunevacz

Tu travailles donc aux USA, quel sont les grandes différences avec la pratique de l’équitation européenne ? 

Le hunter est une discipline très présente sur le territoire, tout comme l’équitation de manière générale. Il y a la culture du « monter juste » en élégance. Les tenues des cavaliers et le style des chevaux sont très classiques, épurés et élégants. La culture du beau et du raffinement est affirmée; des codes qui résonnent avec mes valeurs personnelles.


Recrutez-vous actuellement ? Si oui, quels postes ?

Aujourd’hui aucun poste n’est à pourvoir sur le territoire américain mais les choses pourraient évoluer dans un futur proche.

 

 

Quelle est l’actualité Butet ?

La ligne directrice de l’entreprise depuis plus de 30 ans est la poursuite de l’excellence. Nous servons tous cette vision. Les ateliers Saumurois sont bien occupés et nous vous réservons de belles surprises dans les mois à venir toujours dans le respect de nos valeurs : tradition, élégance et performance.

Maintenant parlons un peu de matériel, Quels sont tes 5 indispensables ?

– la selle doublée veau, un must have
– la selle practice, idéal pour améliorer sa position
– le bridon Hunter, un classique intemporel d’une élégance certaine
– la sangle Hunter, tellement souple et durable
– la crème Akene, le must pour hydrater ses cuirs au quotidien

Selle Practice Butet

Bridon Hunter Butet

Selle Butet doublée veau

 

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvez chez PreppySport: 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle marque d’équitation te fait rêver ? et pourquoi ?

Butet est inévitablement mon premier choix pour les valeurs basées sur le savoir faire français, l’élégance et la belle équitation.

Utilisatrice de PreppySport, on peut dire que tu tries régulièrement tes affaires, est-ce que tu achètes plus ou tu vends plus?

Lors de mon départ aux USA j’ai confié toutes mes affaires au service conciergerie de Preppy Sport. L’intégralité a été vendue rapidement, je ne me suis occupée de rien, un excellent service que je recommande vivement.

Quel est le prochain article que tu vas vendre/tu vends ?

Une paire de bottes neuves Tucci bleu marine, que malheureusement je n’utilise pas. Elles sont sublimes !

Si tu devais recommander PreppySport à un(e) ami(e), comment lui présenterais tu le concept ?  

Une plateforme intuitive pour vendre ou acheter du matériel d’équitation au meilleur prix et en toute simplicité.
Avec une mention spéciale pour le service conciergerie qui propose une prestation et un service très qualitatif.
Un immense merci Charlotte pour cette interview et bonne continuation !
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Rencontre avec Alice Weil

12/05/2019

Peux-tu te présenter et nous parler de tes chevaux ?

Je m’appelle Alice, j’ai 29 ans, je suis la CEO de Georgette Mag et cavalière. J’ai deux juments:

  • Rhapsodie que j’ai depuis 4 ans.  C’est un amour de jument qui m’a donné l’envie de reprendre la compétition et avec qui j’ai fait mes premières compétitions internationales.
  • Bugatti que j’ai depuis quelques mois. C’est un peu la « relève ». Une vraie guerrière qui me fait énormément progresser et me permet de faire de belles épreuves.

L’interview avec Alice s’est déroulée avant l’arrivée de sa nouvelle recrue. Elle peut aujourd’hui compter sur un troisième cheval qui s’appelle Buggatie. Et oui elle a le même prénom que sa deuxième Jument. Bugattie est une jument dans le sang avec beaucoup de force et très appliquée en concours.

Rhapsodie / Paris Eiffel Jumping

Bugatti/ Longines Masters

Bugattie / Jumping Le Touquet

 

Quelle est ta formation ?

J’ai mis un peu de temps à trouver ma voie donc j’ai fait des études à rallonge… j’ai un master de droit, j’ai ensuite faite l’école de journalisme du CFJ en alternance et ensuite le master entrepreneur d’HEC (ma meilleure année d’étude, là où j’ai le plus appris). J’ai ensuite travaillé chez BFM TV et RMC Découvert en tant que chargée de programmes avant de me lancer dans l’entrepreneuriat.

© Sylvie Barco

Comment l’aventure Georgette à commencé ?

J’ai toujours eu l’envie d’entreprendre. Étant passionnée par les médias et l’équitation, et face au manque de contenus vidéos dans le milieu du cheval, j’ai eu l’idée de créer dans un premier temps un « Netflix » du cheval. J’ai commencé à regarder tout ce qui se faisait sur la toile et c’est là où j’ai découvert Amélie et son site Georgette Mag. J’adorais le ton utilisé et surtout la ligne éditoriale qui ressemblait beaucoup à ce que j’avais en tête. J’ai donc contacté Amélie via Linkedin (la magie des réseaux sociaux), quelques jours plus tard nous nous sommes rencontrées autour d’un verre et ça a tout de suite collé ! On était totalement sur la même longueur d’onde et on se complétait super bien en terme de compétences. Très rapidement nous avons décidé de nous associer pour lancer la nouvelle version de Georgette Mag, le média de la cavalière !

Quelles sont tes missions actuellement ?

Je suis surtout sur la stratégie éditoriale globale, le marketing, la communication, les partenariats et le commercial. Nous sommes une jeune entreprise donc on est multi-compétences dans l’équipe. On s’enrichit des uns et des autres.

Peux tu nous présenter ton équipe ?

Il y a Amélie, mon associée, qui est la responsable des programmes et des contenus, Heloise et Camille pour la partie éditoriale, Céline qui s’occupe de la partie commerciale et on travaille aussi avec des super freelances pour la création de contenus et le développement web.

Quelle est la semaine type d’Alice Georgette Mag ?

Le lundi j’ai l’émission Horse Series sur RMC Sport où je suis chroniqueuse. Le reste de la semaine j’enchaine entre le bureau, les rendez vous extérieurs, les tournages et le cheval. Je monte tous les jours mes chevaux. Un vrai moment de coupure! Le week-end, je suis très souvent en concours et je pars d’ailleurs de plus en plus souvent en concours de 3 jours pour gagner un max d’expérience.

Quel est le cavalier (ou cheval) que tu admires le plus ?

Je n’ai pas de cavalier préféré mais comme je suis très souvent sur les concours 5*, j’observe beaucoup les cavaliers et ça m’inspire à cheval. Après, la monte de Marcus Heining est assez magique… La position de Pénélope me revient souvent en tête, le regard de combattant de Simon Delestre lors de ses parcours, la précision et la légèreté d’Alexandra Francart, la classe de Janika Sprunger et la niaque de Edwina Tops Alexander.

Souhaitais-tu devenir cavalière professionnelle ?

Mon but n’est pas de devenir cavalière professionnelle. En revanche j’aime beaucoup la compétition et avoir des objectifs à cheval donc je vais continuer à faire pas mal de concours cette année. J’ai d’ailleurs un programme bien chargé…

Qu’est- ce que tu aimes le plus dans ton travail ?

Je me lève tous les matins en me disant que j’ai énormément de chance de pouvoir faire ce qui me plait réellement et d’avoir réussi à concilier toutes mes passions. J’aime toutes les facettes de mon travail et j’aime en particulier développer de nouvelles idées… La routine, c’est pas trop pour moi !

Quels conseils donnerais tu à un cavalier souhaitant travailler dans le secteur équestre ?

Le monde équestre n’est pas un milieu facile mais il en vaut la peine et surtout il est en pleine mutation, ça bouge! Si tu as des idées, que tu sais ce que tu veux et que tu es passionné(e): Fonce !

Oliva Nova Spain

Recrutez-vous actuellement ?

Notre équipe est actuellement au complet mais comme nous sommes en pleine évolution, de nouveaux postes ne vont pas tarder à être créés, en particulier sur la partie éditoriale et commerciale. Nous postons régulièrement des annonces sur notre site.

Maintenant parlons un peu de matériel, Quels sont tes 5 indispensables ?

Une bonne selle bien adaptée au cheval et au cavalier est pour moi la base, une paire de bottes, une bombe, des gants (je ne peux absolument pas monter sans) et aussi un gilet Airbag qui devrait devenir obligatoire pour les cavaliers.

Alice en Dada Sport au Longines Masters

Quelle marque d’équitation te fait rêver ?

Je suis une grande fan de la marque Dada Sport qui a réussi à créer des vêtements à la fois techniques et féminins. Je me sens super bien dedans et surtout chic !

Bientôt utilisatrice Preppy, tu es plus acheteuse ou vendeuse ?

Je pense que je suis plutôt du genre vendeuse. Etant « un peu » shoppeuse compulsive, mais placard déborde assez vite, j’ai donc pas mal de choses à vendre.

(On organise un vide dressing Georgette Mag sur Preppy? 😉)

Quel est le produit que tu adorerais essayer ?

La selle en liège de chez GT concept m’intrigue pas mal et j’aimerais bien l’essayer pour voir si on retrouve les mêmes sensations qu’une selle en cuire.

Quel est le produit que tu dois absolument acheter dans les prochains mois ?

Dans l’immédiat je n’ai pas d’achat dans l’absolu à faire mais j’ai hâte de découvrir les nouvelles collections des marques pour le printemps/été.

Quel est le prochain article que tu vas vendre/tu vends ?

J’ai pas mal de manteaux et pantalons à vendre… et une selle aussi !

 

 

 

 

 

 

 

Si tu devais recommander PreppySport à un(e) ami(e), comment lui présenterais tu le concept ?

Preppy sport, c’est le meilleur moyen pour t’offrir des produits de qualité sans te ruiner. Ce que j’adore sur cette plateforme, c’est que l’on peut tout trouver, toutes les marques, pour le cheval et le cavalier.

Merci Alice pour tes réponses et le temps que tu as accordé à PreppySport. Retrouvez Georgette Mag sur Instagram sur leur site Internet et sur Youtube. 😊

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Cheval de course, et après ?

01/03/2019
Aujourd’hui sur PreppySport Le Blog, on parle reconversion! Quand on pense aux sports équestres, ce qui nous vient tout de suite à l’esprit c’est le bon selle français, bien osseux et compact. Mais depuis quelques années maintenant, sur les terrains de concours, on voit de plus en plus de chevaux réformés des courses. auxquels on ne pense pas toujours mais qui présentent de réelles aptitudes pour le monde du sport. 
Des associations et des écuries spécialisées dans la reconversion de chevaux de courses voient aujourd’hui le jour. Elles ont pour but d’offrir aux chevaux de courses une vie après celle du monde des courses.

Nous avons fait le choix de vous parler de L’association « Au delà des pistes » qui est un acteur majeur de la reconversion de ces chevaux. Elle est l’association officielle de promotion de la reconversion des chevaux de courses en France. Ils ont, être autre, mis en place un annuaire des écuries (avec lesquelles ils sont partenaire) dans lesquelles on peut trouver des chevaux réformés disponibles à la vente et dédiés au sport ou au loisir. Une journée de la reconversion s’est également déroulée le 3 février dernier à l’hippodrome de Pau. Cela dans le but de promouvoir les aptitudes des chevaux reconvertis dans différentes disciplines (CSO/Dressage/HorseBall…). Un circuit regroupant des épreuves de CSO destinées uniquement aux chevaux réformés à également été mis en place. Le circuit compte 7 étapes réparties sur l’ensemble du territoire et est ouvert aux cavaliers club et amateur. Un bon moyen de rassembler ceux qui sont tombés sous le charme de ces chevaux au grand coeur et de partager leurs expériences autour de la reconversion. 

De nombreuses écuries sont aujourd’hui spécialisées dans la reforme de chevaux de course.

Comme l’écurie Seconde Chance, dont vous avez sans doute entendu parler et qui existe maintenant depuis presque 10 ans. Elle fut créée par Amélie et Sylvain Martin, animés par la passion du cheval depuis leur plus jeune âge. L’écurie Seconde chance est un concept éthique, et durable permettant de sauver ces chevaux en leur offrant une « seconde chance ». 

Anoush, ayant trouvé sa nouvelle acolyte via cette écurie nous éclaire sur l’achat et le quotidien avec un cheval reformé :  

Carmen, qui s’appelle en fait Croix de Malte est une Pur sang de 7 ans réformée des courses de Steeple chase. Son ancien propriétaire, Gabriel Leenders, a fait confiance à l’Écurie seconde chance pour offrir une seconde vie à cette jument. J’ai changé son nom pour un « nouveau départ ». Et moi, je faisais du cso en club puis en Amateur au Club Hippique des Étangs de Meudon avant de prendre une demi-pension chez Bastien Bauer, puis de décider d’acheter un cheval.

Pourquoi avoir choisi un cheval réformé et pourquoi l’écurie seconde chance ?

À l’origine je voulais tout l’inverse de Carmen : un hongre selle français, compact, orienté CSO. J’avais déjà collaboré avec L’Écurie seconde chance quand j’étais journaliste, puis j’ai rappelé Gwladys, qui y travaille, afin de trouver un cheval. Offrir une seconde vie à un cheval qui a travaillé très dur, très tôt, est en soi une bonne action mais surtout un grand challenge ! Je les ai choisis car je savais que l’écurie était sérieuse et traitait bien ses chevaux. J’avais repéré un hongre, mais il a été vendu avant que je ne vienne visiter les écuries… et que je rencontre finalement Carmen ! Beau concours de circonstances.

Faire le choix d’un réformé pour faire du CSO demande-t-il un travail particulier ?

Il faut les remettre à l’endroit les Pur sang ! Carmen enjambait les obstacles, à plat, en accélérant. Comme on leur demande sur les hippodromes. Il a fallu tout d’abord beaucoup travailler sur le plat : la décontracter, la cadencer, l’assouplir et la mobiliser afin qu’elle sente que son corps peut faire autre chose que galoper tout droit. La suite a été plus facile car elle n’a pas peur de l’obstacle et elle est très franche !

Comment s’est passé l’arrivée de Carmen et pourquoi as-tu choisi cette jument ?

Très bien. Elle a été super bien accueillie aux Écuries de Bièvres, tout le monde l’adore ! Elle est calme et gentille (sauf quand il y  a des vélos sur son chemin…) et a un tempérament étonnamment serein pour une Pur sang. Jument + pur sang = souvent sale caractère, sauf elle ! Je l’ai choisie car dès que la cavalière des Écuries seconde chance l’a approchée de ma mère et moi, elle a fait un câlin à ma mère, qui a un peu peur des chevaux. Même si je ne l’avais pas encore montée, je savais que j’allais la choisir. Elle est très affectueuse et on a l’impression parfois qu’elle est reconnaissante. 

Quels sont pour toi les avantages à se diriger vers ce type de chevaux ?

Un des avantages non-négligeable, c’est que ce sont de super chevaux avec un prix plus bas que pour les chevaux de selle, j’ai acheté Carmen 2800€ TTC, elle n’avait aucun problème vétérinaire ! Dieu sait que Dr Launois est sévère pendant les visites d’achat… Ensuite, c’est un challenge. Ça demande beaucoup de sérénité, de discernement, et aussi d’échange avec le coach. Le coach des Écuries de Bièvres, Benjamin Harlé, a su adapter ses cours à ma jument. On a tout repris depuis le début, ensemble, (presque) toujours dans le calme ! Et il sait se montrer très patient quant à mes doutes, (qui sont nombreux, désolée Ben ❤)Carmen a confiance en mes demi-pensionnaires, et en moi, ça se sent à pieds comme à cheval. Elle nous emmènerait au bout du monde, enfin, au moins jusqu’en concours.

Qu’envisages-tu pour la suite avec ta jument ?

On va recommencer tranquillou les séances d’obstacles, et on recommence la compétition le 9 mars à Montéclin (91) sur une prépa 90cm. Peu importe le résultat, je suis très fière de pouvoir monter Carmen et de montrer qu’il n’y a pas que les chevaux de selle qui peuvent faire du CSO. Il y a 10 mois, elle galopait encore sur les hippodromes. Dans 1 semaine, on va sauter un parcours de CSO. Et ça, ça n’a pas de prix !

 

Merci Anoush pour ton témoignage, merci aux écuries de la 2nde chance ainsi qu’à l’association « au delà des pistes » pour leur travail.
Et vous ? Avez-vous un cheval réformé des courses ?

 

 

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Rencontre avec Jennifer Robin

08/02/2019

L’équipe de PreppySport à pu rencontrer Jennifer ROBIN travaillant depuis 2014 chez GPA. Également cavalière et propriétaire de deux juments ses journées sont très rythmée et 100% cheval. Elle a accepté de répondre à nos questions pour notre plus grand plaisir.

Peux-tu te présenter et nous parler de tes chevaux ?

Je m’appelle Jennifer ROBIN, j’ai 30 ans, j’habite à Hyères et je travaille chez GPA depuis bientôt 5 ans.

J’ai 2 chevaux  : Pirdy de Bonvaux, 16 ans, OC croisement connemara x selle français, on forme un couple depuis bientôt 10 ans ; et une jument, de propriétaires, achetée et confiée depuis juillet 2017 , Derena Ste Hermelle, 6 ans, selle français, par Uto Kervec (Diamant de Semilly x Darco). Elles sont en pension aux Ecuries des Ross.

© Jennifer ROBIN

© Jennifer ROBIN

Quelle est ta formation ?

J’ai obtenu un bac STL chimie. J’ai poursuivi par 4 années en fac de sports STAPS à Dijon. J’étais très attirée par la performance physique au sens pur du terme, la technicité de l’entrainement et de la préparation physique en général. Les cours étaient très interessants mais j’étais bien plus captivée par toutes les activités au sein de l’association étudiante (organisation de soirées et d’événements, développement des collections de vêtements, sacs STAPS, épauler les 1ère année, etc). J’ai ensuite passé mon BPJEPS « activités équestres » dans une vraie formation de 24 mois en contrat d’apprentissage. Sortie du BPJEPS, j’avais envie de coupler ce qui me plaisait (marketing, produits, organisation événementielle…) et le milieu équestre : j’ai alors pu faire un DUT Technique de Commercialisation, en année spéciale (formation DUT de 1 an au lieu de 2, accessible si vous avez validé au minimum bac+1) à Valence (26), accompagné d’un stage de 2 mois chez mon-cheval.fr .

Comment et quand es-tu arrivée chez GPA ?

Je suis arrivée chez GPA en juillet 2014, par une candidature spontanée ! C’est toutes ces expériences, ainsi qu’une bonne connaissance du milieu équestre (au sens très large du terme) qui m’ont permis de facilement prendre les rênes de ce poste.

Quel est ton poste actuel chez GPA et quelles sont tes missions ?

Je suis l’assistante personnelle de Michel FINQUEL (le créateur de la marque GPA. C’est à lui qu’appartiennent tous les brevets, les modèles, les marques, les licences…). Je m’occupe de ses emails et courriers, un peu de comptabilité, renouvellement des marques et modèles, etc. je planifie également les RDV, les déplacements, les transports et hôtels. 

Je suis également en charge des cavaliers et du sponsoring : je m’occupe des contrats de sponsoring et des partenariats avec les besoins : nouveaux casques, logos, cuir, carbone… Je connais les tailles et les petits réglages spécifiques de chacun de nos cavaliers. Quand je me déplace sur les événements, j’ai toujours de quoi mettre un petit coup de propre à leurs casques (check-up sécurité, nettoyage, changer les mousses intérieures, réglages des tailles, au besoin.) Je suis vraiment à leur service tout au long de l’année. Je participe aux salons, loges, CSI dès que cela est possible. 

Pour ce qui est de la nouvelle collection textile ; j’ai juste donné mes avis dans les choix des couleurs, de matière, ensuite je teste les prototypes à cheval, je fais mes retours et l’équipe de design fait des modifications si besoin.  
Je suis également crash test pour les casques qui sortent quand c’est nécessaire.

De façon plus légère, je fais aussi de la veille concurrentielle et suis toujours à la recherche de belles photos tous niveaux et disciplines confondus sur les réseaux sociaux.  

N.B : Tous les réseaux sociaux (FB, Instagram, Messenger) sont gérés par Noémie une de mes collègues.

Jennifer ROBIN et Thierry ROZIER sur le stand de GPA 

© Jennifer ROBIN

Souhaitais-tu devenir cavalière professionnelle ?

Pas vraiment ! Les parcours à 1m60 me dépassent, dans tous les sens du terme !

Quelle est la semaine type de Jennifer - GPA ?

Il n’y a pas de semaine type, ça bouge tout le temps ! Je commence à regarder mes emails et messages vers 8h et à répondre. J’arrive au bureau à partir de 9h pour répondre aux emails principalement, lancer en commande les nouveaux casques de mes cavaliers, veille concurrentielle, etc. Jusqu’à environ 18h. 

Une à deux fois par semaine, je me déplace à l’usine et l’atelier, à côté de Toulon, pour vérifier les casques commandés à leur sortie de production et faire les petits ajustements propres à chaque cavalier. Je prépare ensuite leurs colis, en leur glissant toujours des accessoires (casquettes, t-shirts, cache-oreilles…) et un petit mot à chacun.

Du vendredi au dimanche (environ une fois par mois) : je peux être sur un CSI 3 à 5* pour être avec nos sportifs, les accompagner, faire le point, checker les casques, rencontrer de nouveaux riders, de nouvelles personnes, partenariats, voir les chevaux…

Environ 2 fois par mois : je peux aussi être en concours avec mes juments.

Jennifer ROBIN et Pirdy

© Jennifer ROBIN

Jennifer ROBIN et Derena

© Jennifer ROBIN

Il peut m’arriver de passer une semaine entière dans un concours ou un salon (par exemple, Equitalyon) où je suis là avant tout pour les cavaliers, mais également pour rencontrer nos clients, vous conseiller, j’alterne entre le stand de textiles et accessoires GPA et le stand de casques. 

Côté équitation, je monte à cheval tous les jours. Parfois je m’y oblige je l’avoue ! Je vais aux écuries le soir, après le bureau, sauf l’été où il peut m’arriver de me mettre à cheval vers 7h, avant d’aller travailler. Pirdy travaille 4 fois par semaine, Derena 5 à 6 fois. Il m’arrive d’avoir les 2 à monter le même jour, même si j’essaye au maximum d’alterner pour éviter de descendre de cheval à 22h (ce qui arrive très souvent !). Leur travail est très varié : longe, travail sur le plat, stretching, dressage, trotting en extérieur, balade, gymnastique cavaletis, obstacles et petits parcours à la maison et à l’extérieur. Les semaines sont 100% cavalières, très intenses mais passionnantes.

Jennifer ROBIN et Derena

© Jennifer ROBIN

Quel est le cavalier (ou cheval) que tu admires le plus ?

Le cavalier que j’admire le plus est Christian Ahlmann : son équitation, la précision, la fixité, son sang froid, sa rigueur, sa détermination, son travail, sa persévérance. Le cheval que j’admire le plus, c’est le shetland du poney-club : sa patience, son empathie, son envie de toujours bien faire, son dévouement, sa capacité à pardonner et à prendre sur lui.

Jennifer ROBIN et Christian AHLMANN sur le stand de GPA

© Jennifer ROBIN

Qu'est- ce que tu aimes le plus dans ton travail ?

Le produit en lui même. Et quand je travaille sur des casques spéciaux pour nos riders (anticiper les JO, les JEM, les sélections et les casques avec drapeau, la recherche des cuirs spéciaux, les logos à ajuster au produit…), créer, chercher, mettre en place des collaborations et/ou des événements avec et autour du produit.

© Jennifer ROBIN

Quels conseils donnerais tu à un cavalier souhaitant travailler dans le secteur équestre ?

D’une façon générale : d’être curieux de tout ce qui concerne le milieu du cheval et ce qui l’entoure, de se faire une bonne culture équestre (cavaliers, chevaux, performances, techniques, matériel, innovations…), de se déplacer dans les salons, les concours, aller voir les marques, les professionnels qui font aujourd’hui le métier qui vous fait rêver demain (cavalier professionnel, commercial, vétérinaire, groom, vendeur dans une sellerie, créateur de camion, éleveur, sellier-bourrelier, palfrenier…), de poser des questions, de demander des stages, de visiter les entreprises pour vous faire une véritable idée de ce qui s’y passe vraiment. Je conseille également d’avoir un bon bagage scolaire : c’est-à-dire de pouvoir à l’arrivée coupler les 2 compétences : vente + cheval, marketing + cheval, secrétariat + cheval, de ne pas que penser uniquement milieu du cheval. Et pour finir, de se tourner vers de vraies formations compétentes, complètes et reconnues quand elles existent. Ne pas négliger l’anglais et être prêt à vivre à 100 à l’heure.

Maintenant parlons un peu de matériel, quels sont tes 5 indispensables ?

Jennifer et Pirdy 

© Jennifer ROBIN

Les 5 indispensables 

© Jennifer ROBIN

Mon casque GPA First Lady, ma selle Meyer, les mors Sprenger, les bandes de travail Equiline, les protèges jarrets Back On Track.

Quelle marque d'équitation te fait rêver ?

GPA ! La marque existe depuis tant d’années ! Durer, ça fait rêver. Quand j’étais petite avoir un casque GPA, c’était le graal de l’équipement. C’est toujours le cas aujourd’hui… en portant un GPA Global Concept. GPA a su évoluer avec son temps : les matières, les couleurs, la personnalisation, toujours plus de sécurité, de confort, de style et de look. Elle est toujours capable d’innover, de se renouveler en gardant l’essence même de ce que l’on aime chez GPA. Et personne ne peut nier sa force de proposition et de conviction : à chaque nouveau produit que GPA sort ou créé, ça commence toujours pas un « oh, j’aime pas et c’est moche » et ça finit toujours, 1 an après par « je veux absolument ce casque, il est magnifique ! » 

© GPA

Utilisatrice de PreppySport, on peut dire que tu tries régulièrement tes affaires, est-ce que tu achètes plus ou tu vends plus?
Je suis plus une vendeuse qu’une acheteuse !
 
Quel est le produit que tu adorerais essayer ?

Les licols en mouton Kentucky !

Quel est le produit que tu dois absolument acheter dans les prochains mois ?

Un chauffe dos Back on Track, des portes de box et des filets à foin !

Quel est le prochain article que tu vas vendre / tu vends Sur PreppySport ?

Mon ancienne veste de concours GPA.

Si tu devais recommander PreppySport à un(e) ami(e), comment lui présenterais tu le concept ?

Preppysport est une plateforme sécurisée qui te permet de vendre et d’acheter ton matériel pour le cheval, le cavalier et l’écurie. Le site est très beau, facile à utiliser, et te permet de trouver de belles occasions. Le paiement est protégé, et les avis clients te permettent de commander en toute quiétude. Le suivi de ta commande et ton colis est précis et toujours disponible. Il est aussi facile de vendre que d’acheter sur PreppySport ! Beaucoup de marques donnent à Camille et son équipe leurs fins de stocks pour qu’ils soient revendus, une belle preuve de confiance et de qualité du service mis en place.

À l’occasion de cette interview Jennifer ROBIN et PreppySport vous offre la chance de gagner un tapis de la marque GPA. Si vous souhaitez tenter votre chance, rendez-vous sur les comptes Instagram de PreppySport. Tirage au sort le 21 février. 🍀

Merci Jennifer pour tes réponses et ton temps, bonne continuation 😉

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Rencontre avec Margaux Rocuet

15/03/2018
Rencontre avec Margaux Rocuet

Margaux Rocuet & Astalavista Declamens © Maria Guinamant / Dans la foulée

 

Margaux Rocuet - PreppySport

Tombée dans la marmite quand elle était petite, Margaux Rocuet fait aujourd’hui partie des espoirs de l’équitation française.

La cavalière bretonne est déjà bien expérimentée du haut de ses 25 ans !  En effet à tout juste 13 ans, elle intégrait l’Equipe de France Juniors et en 2006, elle participait pour la toute première fois aux Championnats d’Europe Children. Margaux y remportait d’ailleurs une médaille d’Or en Equipe et une médaille d’Or en individuel avec Hilarion d’Aguzon.

Margaux garde la tête sur les épaules et poursuit ses études avec un Bac ES en parallèle des terrains de concours. En 2014, elle abandonne finalement ses études supérieures, pour se consacrer pleinement à la compétition et aux chevaux.

Margaux rejoint alors l’écurie de commerce de son père en tant que cavalière.

Sur un terrain de concours, Margaux croise la route de M. Edouard de Rotschild : cavalier international de CSO et propriétaire du Haras de Méautry à Touques (Calvados). M. de Rotschild décide alors, de faire confiance à Margaux et lui confie plusieurs chevaux.

 

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