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[Rencontre avec] Andy Chansel

05/10/2017
Rencontre avec Andy Chansel

L’équipe PreppySport est partie à la rencontre de Andy Chansel, responsable de la communication chez CWD et Devoucoux, mais aussi créateur du magazine digital « Le cavalier bleu ».

Hello, peux-tu te présenter (ton profil de cavalier et ton parcours professionnel) ?

Andy ChanselHello hello, je m’appelle Andy Chansel, j’ai 26 ans et je m’occupe de la communication de CWD et Devoucoux.

J’ai d’abord fait une licence Information et Communication, avec une spécialité en éducation culturelle et artistique. Puis j’ai eu une petite année de battement, où j’hésitais entre une école de cinéma, de management de l’art ou de communication. J’ai finalement choisi un Master en Marketing de Luxe, et j’ai réalisé en parallèle un double master plus général en Communication & Événements. Tout au long de mes études, j’ai fait des stages très différents : un stage en Digital Marketing chez Beiersdorf en Allemagne, un autre dans un cabinet d’architectures et un autre dans une galerie d’art.

En rentrant en Master, j’ai su que je voulais me spécialiser dans l’univers équestre, j’ai donc réalisé mon stage de fin d’études chez CWD, en tant qu’Assistant Marketing & Communication.

Mon profil de cavalier est assez particulier. J’ai commencé assez tard, à onze ans. J’ai beaucoup tourné à poney en CSO avant de continuer à cheval en trait d’union, jamais facile entre les études et les stages. Puis j’ai eu un quatre ans que j’adorais, mais que j’ai malheureusement dû vendre car je n’avais plus le temps. Mais la suite est en train de s’écrire !

 

Comment t’es venu l’idée de créer « Le cavalier bleu » ? Et comment as-tu choisi ta ligne éditoriale ?

Avant de créer Le cavalier bleu, j’avais déjà fait quelques piges à droite, à gauche. J’y ai pris goût, et en regardant les autres médias sur le web, j’ai rapidement constaté qu’il n’y avait que des supports très sport, avec les mercatos, les résultats etc, ou bien très matériel, avec des crash-tests, des nouveautés produits. J’avais envie de parler des choses que j’aimais, de mes différentes passions, de relier les arts à l’équitation, mais aussi de créer une vitrine professionnelle. À l’époque, je venais à peine de terminer mon stage chez CWD et me lançais à cœur ouvert dans la recherche de mon premier job.

 

Quel a été ton plus gros « buzz » (ou ta plus belle réussite selon toi) sur les réseaux sociaux ?

Incontestablement le lancement de la première selle destinée aux cavalières, la 2Gs Mademoiselle de CWD. Déjà, parce que c’était la première fois qu’on voyait un produit genré dans l’équitation, mais aussi parce que c’est un projet dans lequel j’ai été beaucoup impliqué. Nous l’avons lancée sur le terrain en mai à Fontainebleau, et le soir une cliente de Guadeloupe appelait un commercial en France pour la commander. C’était dingue !

CWD Miss 2GS - Andy Chansel
Quel est ton plus beau cliché équestre selon toi ?

C’est difficile à dire. Je ne me considère pas comme photographe et ne suis jamais vraiment satisfait de mes photographies. S’il ne devait y en avoir une, je pense que ça serait une photo des Championnats de France Poney 2016, à Lamotte-Beuvron. Juste avant de courir la dernière manche de la finale du Grand Prix As Poney Élite Excellence, Patrice donnait ses derniers conseils à Valentine. Le regard admiratif de Valentine et la concentration de Patrice dégagent quelque chose de fort. Sinon dans un autre genre, j’aime bien celle de Zara Tindall et High Kingdom lors d’un trot up à Badminton, en 2016.

Patrice et Valentine Delaveau - Andy Chansel
Quel est le plus bel évènement équestre auquel tu as participé ? Et pourquoi ?

J’ai eu la chance d’en faire quelques uns. J’apprécie le jumping de Chantilly pour son prestige, le Saut Hermès pour son esthétique, le Rolex Kentucky pour son espace et son grand sport… Si je devais n’en choisir qu’un, ce serait sans aucun doute le jumping à Deeridge farm, à Wellington. Le lieu est incroyable ! Vous entrez dans l’écurie par une allée de palmiers, il y a de nombreuses carrières ornées de cocotiers et petits lacs, une écurie somptueuse… C’est gigantesque, le terrain est parfait, l’ambiance est idéale. C’est à cinq minutes du WEF, mais ça n’a rien à voir.

Quelles sont les marques qui t’inspirent (équitation et hors équitation) ?
Dans l’équitation, tout se ressemble finalement. C’est un milieu qui est très en retard, où les marques manquent de créativité comparé à d’autres univers. Il y a des raisons à cela bien sûr, notamment la technicité que requiert le sport. J’aime bien Cavalleria Toscana, bien qu’un peu trop logoté. Kingsland fait des choses assez classiques, mais les fait bien. J’aime bien les arts de vivre de Guibert et d’Hermès. J’apprécie aussi Tucci et l’audace de Michael and Kenzie 1911. Hors équitation, j’aime les formes de Wooyoungmi, Marni et Jil Sander, la géométrie de HAY, le packaging de Nuori, la bizarrerie de Margiela, l’excentricité classique de Thom Browne, les histoires que nous racontent les Liquides Imaginaires. J’aime les univers décalés d’Ettore Sotssas et des accessoires Vitra. Sans trop savoir pourquoi, j’aime The North Face, Caran d’Ache, et Air France. Pour mon travail, je suis Apple, Nike et Lacoste de près.

Qu’est-ce que le « Andy way of life » ? Comment t’organises-tu entre CWD, Devoucoux, Le cavalier bleu, tes voyages à l’étranger et tout le reste ?
Les journées sont bien chargées ! Lorsque je suis en déplacement professionnel, pour les concours bien souvent, je me consacre à 200% à mes activités professionnelles. Après la journée passée à l’événement, à courir à gauche, à droite, j’essaie d’avancer sur les gros dossiers afin de ne pas perdre de temps, et après, on fait la fête. Si je ne suis pas en déplacement, je varie entre Paris, où je vis, et Bordeaux, où sont basés les bureaux. Généralement, je fais un peu de sport pour bien commencer la journée, et à la fin de la journée, je file profiter de mes amis, pour aller boire quelques verres de vin, voir une exposition, ou regarder un film. J’aime les arts, alors j’essaie de nourrir cette passion dès que j’ai une seconde de libre ! Et sinon, quand j’ai quelques jours libres, je m’échappe pas très loin, en Provence ou en Europe. Je n’ai malheureusement pas suffisamment de temps pour Le cavalier bleu, pas le temps que j’aimerais y accorder en tout cas… C’est un équilibre à trouver, tout est chronométré.

Andy Chansel
Quelles sont selon toi les qualités à avoir pour être un bon community manager ?

Être connecté. Déjà. Je pense qu’il faut être curieux, regarder ce qu’il se passe ailleurs, ouvrir ses yeux et ses oreilles et être attentif au monde qui nous entoure. Bon, il faut aussi avoir de bons yeux et ne pas faire un infarctus à chaque faute d’orthographe. Ha, et aussi être patient, très patient… Et savoir garder son calme, même après la cent quatorzième demande de sponsoring de la journée !

On imagine qu’en travaillant pour les plus grands selliers, tu dois être bien équipé à cheval ! Peux-tu nous décrire ton équipement ?
Je monte avec un casque GPA, un Speed’Air Carbone 2X, réalisé avec une visière normale à ma demande, cuir noir et chesnut. J’ai une paire de boots Freejump, et des gants Roeckl. J’ai la selle 2Gs, le bridon anatomique, les rênes slim et le collier de chasse de chez CWD. J’ai l’amortisseur, les étrivières jumping et des tapis de chez Devoucoux, avec des étriers Freejump et des Veredus en protections.


Quels sont tes prochains achats ?
On verra quand mon nouveau cheval sera arrivé ! Une paire de bottes Freejump est en cours de création, un ensemble de chez Frog Save The Queen me fait de l’œil depuis quelques temps, j’aime bien une cravache de chez Guibert, et un licol sport de chez MY8 pour terminer la wish-list.

Que penses tu de Preppy? Es-tu utilisateur ?
Oui, j’utilise Preppy Sport depuis plusieurs mois maintenant.Je craignais les arnaques avec Leboncoin, les groupes Facebook demandent beaucoup de temps, et les autres sites sont bien souvent moches et compliqués. Ce que j’apprécie chez Preppy, c’est le côté ludique et facile, et l’interface sexy. Bossant dans la com, j’ai un peu de mal avec les sites moches ! Comme je n’ai que très peu de temps, c’est idéal pour moi. Je prends cinq minutes pour poster mes articles, et après je n’ai qu’à checker mes mails. Rapide, simple, efficace, et surtout, sécurisé.
En parcourant ton blog, on voit que tu as la langue bien pendue, notamment lorsqu’il s’agit de défendre tes idées. Quelles sont les principales valeurs que tu défends ? 
C’est vrai que j’ai le verbe un peu haut perché, mais il est important pour moi d’être libre et honnête. J’ai avant tout créé Le cavalier bleu pour partager mes idées, mes découvertes. Aujourd’hui, des médias se font acheter par les marques, pondant des articles sans relief dans le seul but d’être bankables et bien vus dans l’univers corseté de l’équitation. J’ai un champ d’expression libre où je partage mes coups de cœur, de blues ou de sang sans phare et sans faux semblant.
Merci Andy pour cette interview, bonne continuation 😉

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